Greta & Valdin - couverture

Ce roman de l’autrice néo-zélandaise et maorie Rebecca K. Reilly alterne les points de vue de Greta Vladisavljevic et de son frère Valdin, jeunes néo-zélandais aux identités multiples (russes, maories et LGBT+ pour n’en citer que trois), colocataires et très attachés l’un à l’autre. De courts chapitres en courts chapitres (c’est très rythmé) narrés par l’un ou l’autre, on suit leurs questionnements, leurs parcours (notamment amoureux) et leurs relations familiales. A travers leurs vies, l’autrice s’intéresse en particulier au traitement des minorités et aux discriminations qu’elles subissent, dans un cadre socio-culturel nettement délimité (Greta est étudiante en littérature, Valdin travaille dans l’audiovisuel après un doctorat en astrophysique).

Vue sur Auckland

Greta & Valdin est un roman plutôt léger et carrément feel-good. Les protagonistes peuvent compter sur une famille compliquée mais aimante et chaleureuse, même quand ils enchaînent les déboires amoureux ou les plans foireux. Valdin semble particulièrement se faire rouler dessus par la vie, mais Greta n’est pas en reste et j’ai personnellement un faible pour ses chapitres qu’elle narre sur un ton détaché et sarcastique. A travers cette famille, on assiste à de multiples dialogues intergénérationnels (souvent croustillants) et interculturels. Il m’est bien venu à l’esprit que tout semblait se passer un peu trop bien dans cette histoire, mais au fond pourquoi pas. Voyons ça comme un mode d’emploi, ou plutôt un souhait, davantage que comme un état des lieux clinique. C’est un roman que j’ai lu avec beaucoup de plaisir.

Titre original : Greta & Valdin / Sortie originale (anglais) : 2021 / Version française : 2025 (traduction : Manon Malais)

Image

  • Une vue sur Auckland, où se déroule l’essentiel du roman (par Kauri Gumdigger)