
Dans Vingt minutes sous la terre, Capucine Delattre nous parle du métro sous toutes ses facettes : techniques (un peu) et politiques (beaucoup). Amplement sourcé et documenté, cet essai veut nous montrer ce que le métro en tant que lieu, véhicule, outil, etc, fait à nos vies urbaines, pour le meilleur et, parce qu’il le faut bien, pour le pire. L’autrice revient sur l’histoire courte mais déjà mouvementée de ce grand machin et sur les différentes formes qu’il prend à travers le monde (Paris, Téhéran, New York, Berlin, Londres, Buenos Aires, Madrid, Bruxelles et j’en passe), pour nous permettre d’apercevoir ce qu’il a été, ce qu’il est aujourd’hui, mais aussi ce qu’il pourrait être si les pouvoirs publics y accordaient toute l’attention que ses usagers et usagères méritent. Loin d’être un essai froid, c’est un livre rédigé avec un ton très personnel et beaucoup d’humour, ce qui le rend très agréable à lire.
Sortie : 2025

Un auteur de romans policiers rencontre à Istanbul le chef de la police secrète turque, lequel lui offre la possibilité de contempler le cadavre d’un criminel retrouvé depuis peu. Nom du mort : Dimitrios Makropoulos. Le protagoniste développe alors une obsession, celle de comprendre qui était ce Dimitrios et de retracer son parcours. Cela l’amènera à Smyrne (Izmir), Sofia, Genève, Paris… Un vrai tour d’Europe, juste avant son basculement dans la deuxième guerre mondiale. Son enquête improvisée va toutefois attirer l’attention sur lui. Le Masque de Dimitrios est un roman policier et d’espionnage de 1939 aujourd’hui considéré comme un classique, ce qui se comprend. L’auteur britannique Eric Ambler a en effet construit un récit très efficace, fluide et qui en plus fait voir du pays. Petite curiosité : on croise un cadavre nommé Dimitrios à Istanbul dans la nouvelle de science-fiction de Ray Nayler Une fusée pour Dimitrios, tirée du recueil de nouvelles Protectorats (2023).
Titre original : The Mask of Dimitrios / Sortie originale (anglais) : 1939 / Version française : 1966 pour cette traduction sans révision, 2024 pour l’édition révisée (traduction : Gabriel Veraldi)