
Avec Jewish Gangsta, je m’attendais à de la non-fiction traitant principalement de musique, mais j’avais tort. Oui, le journaliste musical Karim Madani traite bien du mouvement goon, un terme assez flou qu’on pourrait résumer ici comme un genre de rap underground de juifs blancs déclassés du début des années 2000, mais il raconte surtout les conditions de sa naissance, à savoir des guerres de gangs dans le Brooklyn du début des nineties. Ça rappelle un peu la série The Wire, mais à New York une dizaine d’années plus tôt et sans le point de vue de la police. De temps en temps, on retrouve des références à l’underground musical via les parcours de Necro et Ill Bill, mais on suit aussi celui de J.J, qui gère un gang de meufs, et d’Ethan, voleur de voitures en reconversion après un séjour en taule. C’est moche, violent, surprenant et puis ça se lit plutôt vite.
Sortie : 2017

John Persons est un détective privé tout ce qu’il y a de plus classique. Lorsqu’un jeune garçon vient le voir pour lui demander avec insistance de tuer son beau père, il est un peu perplexe mais décide d’enquêter. Rapidement, il est confronté à des monstruosités pleines d’yeux et d’organes inconnus, tandis que nous réalisons que ce détective privé n’est en fait pas si classique que ça, tout rompu qu’il est aux atrocités occultes. Briser les os est un court roman de 128 pages dont je suis sorti partagé. Hormis le propos concernant les violences intrafamiliales, qui percute bien (et peut-être est-ce là l’essentiel ?), j’ai eu du mal à visualiser ce que Cassandra Khaw voulait me dire. L’horreur cosmique est bien là, mais je n’ai pas toujours compris ni pourquoi ni comment.
Titre original : Hammers on Bone / Sortie originale (anglais) : 2017 / Version française : 2025 (traduction : Marie Koullen)