Top lectures de 2025

C’est l’heure du bilan d’une année encore une fois pleine de lectures en tous genres. Alors, comme d’habitude, allons-y pour les livres qui m’ont le plus marqué cette année, sans classement, qu’ils soient récents ou anciens. On commence avec cinq romans, parce qu’il faut bien choisir : Les champs de la Lune, de Catherine Dufour : une merveille de science-fiction tantôt onirique tantôt énervée. Le Livre des comptes, de Martin Mongin : une folie furieuse fantasmagorique avec des poules. Proletkult, de Wu Ming : un tableau surprenant de l’Union soviétique des années 1920, entre utopie et désillusions. Aliène, de Phoebe Hadjimarkos Clarke : ou le malaise d’être isolée à la campagne avec une chienne clônée, des chasseurs remuants et un sociologue. Conquest, de Nina Allan : une enquête à travers des théories du complot bizarres et beaucoup de musique classique. On continue avec deux essais : ...

30.12.2025

Notules (11) - Capucine Delattre, Eric Ambler

Dans Vingt minutes sous la terre, Capucine Delattre nous parle du métro sous toutes ses facettes : techniques (un peu) et politiques (beaucoup). Amplement sourcé et documenté, cet essai veut nous montrer ce que le métro en tant que lieu, véhicule, outil, etc, fait à nos vies urbaines, pour le meilleur et, parce qu’il le faut bien, pour le pire. L’autrice revient sur l’histoire courte mais déjà mouvementée de ce grand machin et sur les différentes formes qu’il prend à travers le monde (Paris, Téhéran, New York, Berlin, Londres, Buenos Aires, Madrid, Bruxelles et j’en passe), pour nous permettre d’apercevoir ce qu’il a été, ce qu’il est aujourd’hui, mais aussi ce qu’il pourrait être si les pouvoirs publics y accordaient toute l’attention que ses usagers et usagères méritent. Loin d’être un essai froid, c’est un livre rédigé avec un ton très personnel et beaucoup d’humour, ce qui le rend très agréable à lire. ...

26.12.2025

Notules (3) - Aline Kiner, Valentina Tanni

J’habite dans une région où les béguinages de manquent pas. Pourtant, j’ai toujours eu une image floue des communautés de béguines, peinant à les distinguer des moniales. Si La nuit des béguines m’a appris quelque chose, c’est bien le statut très particulier de ces femmes et surtout la liberté étonnante dont elles bénéficiaient. L’histoire de ce roman nous amène au début du XIVème siècle, alors que leur statut se voit remis en question sur fond de diffusion d’idées jugées hérétiques par l’Eglise (et qui préfigurent déjà la Réforme du siècle suivant). Si le style d’écriture ne m’a pas transporté, le fond et la reconstitution historique du Paris médiéval m’ont bien davantage plu. Comme me l’a signalé Maghily, quelques notes de bas de page pour préciser certains éléments auraient pu être les bienvenues et on peut regretter certaines facilités scénaristiques. Cela reste malgré tout un roman historique très intéressant. ...

06.07.2025