Bilan à mi-année 2026

Je découvre le “Mid-Year Book Freak Out Tag”, terme barbare derrière lequel se cache la tradition de dresser une sorte de bilan livresque à mi-année en répondant à une série de questions. Vu que nous sommes déjà en août, je me limite volontairement aux livres lus jusque fin juin. 1. Meilleur livre lu jusque maintenant ? J’ai vraiment eu un coup de cœur pour L’histoire de Mother Naked, de Glen James Brown, et l’incroyable monologue de ce ménestrel taquin. Je me demande si un autre livre arrivera à lui ravir cette place d’ici la fin de l’année (je me le souhaite). 2. Meilleure suite ? Ça se joue entre Promotion funeste (second tome de la saga Scholomance de Naomi Novik) et La Miséricorde de l’ancillaire de Ann Leckie, et c’est clairement ce dernier qui l’emporte. J’ai beaucoup aimé cette conclusion aux Chroniques du Radch, splendide démonstration qu’il est carrément possible d’écrire de la science-fiction pertinente et exigeante de nos jours (c’est pas comme si j’avais spécialement besoin qu’on me le rappelle et les exemples ne manquent pas, mais ça fait toujours plaisir). ...

05.08.2026

Notules (19) - Michèle Pedinielli, Alizée Delpierre

Ayant beaucoup aimé Boccanera et Après les chiens, j’ai été bien content de retrouver la détective privée niçoise Ghjulia Boccanera, dite Diou, quinquagénaire au caractère bien trempé inventée par l’autrice niçoise Michèle Pedinielli. Cette troisième enquête prend d’emblée un tour personnel pour Diou, car la nièce de son ex-compagnon (le policier Jo Santucci) a été retrouvée morte brûlée dans le coffre de sa voiture. Letizia était une brillante journaliste de France 3 Corse et son meurtre est un choc. À la demande de Jo, Diou quitte Nice et retourne sur l’île - dont elle est originaire - pour enquêter en parallèle de la police. Pendant ses recherches, elle renoue avec la famille de Letizia dont elle a fait partie, il y a longtemps. J’aime bien les polars qui nous emmènent en voyage et La patience de l’immortelle en est un bel exemple. Ballades dans le maquis, vues imprenables sur la mer, cafés noirs et locaux taciturnes : on s’y croirait. Souvent touchant et nostalgique, mais aussi drôle, c’est un récit qui mériterait un badge “100% Corse”, qui se lit en quelques heures et qu’il est difficile de lâcher avant d’en avoir le fin mot. ...

05.06.2026