Notules (15) - Sabrina Calvo, Collectif

J’ai été très peu réceptif à Melmoth Furieux. Ce roman aurait pu me plaire, avec son présent alternatif dystopique, sa Commune de Belleville (qui parlera surtout aux Parisiens) barricadée contre un extérieur aussi ravagé que menaçant, la protagoniste Fi - couturière en colère - et les nombreux enfants qui l’accompagnent, sans parler de l’envie bien compréhensible d’aller cramer le parc EuroDisney transformé en épicentre du mal. Dystopie, mais également fantastique tant le rêve et la réalité s’y mélangent (au point de me rappeler Jeff Noon, également édité chez La Volte). Le style de Sabrina Calvo est très travaillé : c’est probablement très beau, ça m’a surtout tenu à distance. Le lyrisme, les symboles partout, les changements de sujet à tout bout de champ et les personnages nébuleux ont été autant de prises glissantes auxquelles je n’ai pu m’accrocher. J’ai scanné le dernier quart à toute vitesse sans plus comprendre grand-chose, en m’en fichant un peu et avec hâte que ça se termine. Tant pis. ...

27.03.2026

Notules (14) - Laura Vazquez, Megan Whalen Turner

Pas facile d’écrire un mot sur La semaine perpétuelle car je n’avais jamais rien lu de pareil, je manque de points de comparaison. C’est bien un roman, mais c’est aussi de poésie en prose. Au-delà des monologues intérieurs et des réflexions dont sortent parfois des fulgurances sublimes, il y a une histoire et des personnages : un père obsédé par la propreté, une mère disparue, une grand-mère aux portes de la mort, un frère et une sœur dont Internet et ses réseaux sont des sortes d’extensions naturelles. L’écriture de Laura Vazquez est une des plus étranges et exigeantes que j’ai jamais vues, et pourtant ce n’est jamais ni verbeux ni prétentieux. C’est même plutôt fluide et je n’ose imaginer le boulot qu’il a fallu pour obtenir ce résultat. Alors bon, je n’ai pas tout compris, mais c’est un livre très singulier et difficile à lâcher. ...

14.03.2026